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Vingt ans d’action pour le canal Saint-Martin

À retenir

Créée en 2006, l’Association des Riverains du Canal Saint-Martin agit depuis vingt ans pour préserver l’équilibre entre les différents usages du canal et la qualité de vie de ceux qui vivent à ses abords.

En 2026, elle se réactive dans un contexte où les difficultés qui avaient conduit à sa création n’ont pas disparu et où certaines se sont aggravées : bruit, déchets, saturation de l’espace public, évolution des usages et transformations liées aux nouveaux aménagements du canal.

Forte de l’expérience acquise au fil des années, l’association entend aujourd’hui renforcer le dialogue avec les riverains et les pouvoirs publics, documenter les situations rencontrées et porter une parole collective sur l’avenir du canal Saint-Martin.

De 2006 à aujourd’hui : les principales étapes

2006

Dialoguer avec les pouvoirs publics

L’Association des Riverains du Canal Saint-Martin est créée pour accompagner le développement des usages des berges tout en défendant la qualité de vie des riverains.

Dès l’origine, son objectif est de faire entendre leur voix auprès des pouvoirs publics et de rechercher un équilibre entre l’attractivité du canal, son environnement et sa fonction de lieu de vie.

2010

Du quartier à la ville

L’association rejoint Vivre Paris !, un réseau d’associations parisiennes mobilisées notamment sur les conséquences du développement de la vie nocturne et sur le partage de l’espace public.

Les difficultés observées autour du canal Saint-Martin ne sont en effet pas isolées : d’autres quartiers parisiens connaissent des transformations comparables. Le regroupement des associations permet de porter ces questions à l’échelle de la ville.

2014

Penser la nuit ensemble

L’association intègre le Conseil de la nuit, créé par la Ville de Paris pour réunir les différents acteurs concernés par la vie nocturne : institutions, professionnels, associations et représentants des habitants.

Cette participation permet aux riverains du canal de prendre part directement aux discussions sur la manière de concilier animation nocturne, activités économiques, tranquillité publique et droit au repos.

2017

Comprendre et mesurer le bruit

L’association rejoint le conseil d’administration de Bruitparif, l’observatoire du bruit en Île-de-France.

Les premières balises permettant de mesurer objectivement les niveaux sonores sont installées le long du canal Saint-Martin. La question du bruit peut désormais être documentée par des données et non plus seulement par les témoignages des habitants.

2018

Porter la question au niveau national

Une association sœur, Pour une ville souhaitable, est créée afin d’élargir la réflexion sur les effets de l’environnement urbain sur la santé.

Elle est représentée au Conseil national du bruit, où elle porte la voix des personnes exposées à la pollution sonore, et participe également à la Plateforme de la Vie Nocturne.

L’action engagée autour du canal rejoint ainsi une réflexion plus large sur les effets sanitaires et sociaux des transformations de la ville et de ses usages nocturnes.

2023

Faire reconnaître le bruit d’occupation nocturne

L’action se porte également sur le terrain juridique et réglementaire.

Une proposition est présentée au Conseil national du bruit afin que le bruit d’occupation nocturne de l’espace public soit reconnu comme une source de bruit à part entière et puisse être intégré dans la cartographie du bruit.

L’enjeu est important : les outils de mesure et de réglementation ont longtemps été principalement conçus pour les transports, les infrastructures ou les activités professionnelles, alors que les rassemblements nocturnes peuvent eux aussi exposer durablement les habitants à des niveaux sonores élevés.

2025

Vers une loi-cadre contre la pollution sonore

Une nouvelle proposition est portée auprès du Conseil national du bruit : engager une réflexion sur une loi-cadre de protection contre la pollution sonore, sur le modèle de la loi qui a structuré la lutte contre la pollution atmosphérique.

L’objectif est de mieux prendre en compte le bruit comme une pollution environnementale et un enjeu de santé publique, au-delà de la seule notion de nuisance ou de trouble ponctuel.

2026

Pour des mesures locales concrètes

À l’approche des élections municipales, l’association coordonne un groupe réunissant 40 collectifs et associations parisiennes de riverains.

Un questionnaire commun est adressé aux candidats à la mairie de Paris afin de connaître leurs engagements en matière de régulation de la pollution sonore et de protection des habitants.

Cette démarche marque aussi une nouvelle étape pour l’Association des Riverains du Canal Saint-Martin : après vingt ans d’action et d’expérience, elle se réorganise pour renforcer sa présence sur le terrain et renouer le dialogue avec les élus.

Aujourd’hui : une association réactivée

La réactivation de l’association en 2026 intervient pour un canal qui a profondément changé depuis sa création.

La fréquentation des berges s’est considérablement développée, les usages de l’espace public se sont transformés et les nuisances liées aux rassemblements nocturnes, au bruit et aux déchets occupent désormais une place importante dans la vie quotidienne des riverains. Parallèlement, les nouveaux aménagements du canal posent la question de l’équilibre futur entre ses différentes fonctions.

L’association souhaite donc retrouver pleinement son rôle : documenter les situations rencontrées, informer les riverains, dialoguer avec les pouvoirs publics et intervenir dans le débat public lorsque les intérêts du canal et de ses habitants sont en jeu.

Le bureau de l’association

L’Association des Riverains du Canal Saint-Martin est présidée par Bertrand Lukacs, dans la continuité de la présidence qu’il exerce depuis sa création en 2006.

Dans cette phase de réactivation, elle dispose d’un bureau provisoire composé du président et de cinq membres. Cette organisation a vocation à évoluer avec la reprise des activités de l’association et la participation de nouveaux adhérents.

Des statuts qui définissent son périmètre d’action

L’association est ouverte aux personnes physiques ou morales concernées par la vie du canal et résidant, travaillant ou agissant dans le périmètre de la partie à ciel ouvert du canal Saint-Martin.

Participer à l’association

La réactivation engagée en 2026 doit aussi permettre de reconstruire un réseau de riverains suffisamment large pour observer ce qui se passe le long du canal, faire remonter les difficultés rencontrées et participer aux actions de l’association.

Les modalités d’adhésion et de cotisation seront précisées sur ce site avec la réouverture progressive des moyens de fonctionnement de l’association.

En attendant, chacun peut déjà prendre contact avec l’association, transmettre un témoignage ou proposer de participer à ses actions.


Mieux nous connaître

  • Contactez-nous

    Formulaire de contact de l’Association des riverains du canal Saint-Martin.

  • Création de l’association

    L’association a été créée en 2006, pour la régulation des berges du canal Saint-Martin, dans le respect des riverains.